21.04.2010

Petit-déjeuner chez "Kiffe l´Anis".

Il y a de cela quelques années, je vivais avec un charmant (faut le dire très vite les yeux fermés sans penser) jeune homme. Enfin "cohabitais" serait plus juste !

Nous avons partagé le loyer et les charges pendant 3 ans. Surtout lui d´ailleurs...

 

Ce garçon était plutôt bien fait de sa personne, mais complétement dépendant à la Marie-Jeanne ! Et avait un goût prononcé pour le Pastis en soirée. D´où une personnalité un peu spéciale, voire carrément branque. D´où beaucoup d´emmerdes/coups foireux/autres !

 

Quand on aime on supporte, car bien sûr l´amour est plus fort que tout ! Plus fort que toi ! Enfin...T'es juste conne en fait !

 

Bref, en 3 ans il ne m'a préparé le petit déjeuner qu'1 seule fois, dans un élan de générosité inconsidéré !

Je m'en souviens encore...

 

Flashback : Week-end. Je me lève, me pose sur ma chaise avant de prendre mon courage à 2 mains pour trouver une tasse propre.

 

Soudain, il pose une tasse devant moi et me dit "Oh ben ce matin je me suis dis que j´allais te faire le petit déjeuner, ne bouge surtout pas ! Voila !".

Je le regarde attendrie, envisageant déjà notre futur pavillon Phoénix, avec les nains de jardin en terre cuite sur la pelouse !

 

Je prends la tasse, la porte à mes lèvres, bois.

 

Et recrache le tout en un jet particulièrement puissant sur la table, les murs, le sol, moi, etc.

"Mais qu'est ce que c'est que cette merde ??!!" m´exclamais-je !

 

Réponse de mon serviteur : "Ben quand je me suis préparé mon petit déjeuner, au lieu de mettre du sucre dans mon café au lait, j´ai versé du sel. Du coup pour pas gâcher je me suis dis que c´était mieux de te le refiler. Je pensais pas que tu sentirais !".

 

 

A cet instant précis j´ai pensé :

 

1. y´a pas à chier, si ça c´est de l´amour... Je crois que je préfère vivre seule jusqu´à 125 ans dans les bois, et finir dévorée par un raton-laveur !

2. Il me prend pour une conne ou bien...?

 

 

Quelques mois plus tard (une autre goutte de café au lait ayant fait déborder la cruche que j´étais) je le quittais sur un nonchalant "tu m'emmerdes, je me casse et je prends le chat. Ah, et au fait : va mourir ! Tu seras bien urbain merci !".

 

 

 

 

 

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Commentaires

Incroyable *_*
Mais comment t'as fait pour pas lui balancer son café salé à la figure? Le mec il te prenait vraiment pour la poubelle de service, et il espérait encore que ça te ferait plaisir... Comment peut-on avoir aussi peu de considération pour quelqu'un? Et à fortiori quand on partage sa vie avec cette personne?
Je suis un mec, et j'hallucine.

Écrit par : Swiff | 23.04.2010

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