23.09.2010
Je viens apporter ma pierre au sanctuaire des pauvres pintades glossées.
Alors voilà, première anecdote, une fois pendant que nous faisions l'amour tendrement, il s'arrête net, regarde l'heure et me sort " tain ya L'OM qui joue !".
et s'en va matter le match...
J'te raconte pas comme j'ai été vexée...
Une autre fois, j'avais une date avec un homme, super beau, sportif pro, indépendant financièrement à seulement 20 ans, cultivé, Bref le mec parfait quoi.
Il me caressait les cheveux (moi j'étais trop aux anges) et me dit :
"T'as vraiment des cheveux magnifiques, ils sont super doux, comme ceux de ma mère, vous devez utiliser le même shampoing"...
Comment le soufflé est retombé d'un coup....
J'ai déjà des kilos de gloss, mais je crois que je vais investir pour les 10 ans à venir.
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20.09.2010
Peut-on avoir fait de grandes études et rester un gros con ?
L'été est fini, j'ai élu le champion de la saison, le voici :
J’ai rencontré ce garçon sur meetouze il y a 3 mois (le dernier en date d’ailleurs, à croire qu’il m’en a dégoûtée ?)...
L’homme présente bien, plutôt BG (BoGoss pour les initiées), Bac+5, guitariste dans un groupe rock à ses heures, il a une culture impressionnante (il a fait Sciences-Po, tu vois) et une répartie plutôt sympa. Quelques (longs) échanges téléphoniques plus tard, j’y vais.
Premier rendez-vous : mouais bof sympa sans plus (ah tiens, il est plus petit que moi.. aurait-il menti sur sa fiche ??).
Au moment de l’addition, il me demande de lui filer un billet de 10, histoire de participer (alors qu’il sait que je suis fauchée à ce moment-là). Je trouve le truc super inélégant, mais lui file son billet.
On enchaîne ensuite sur un autre bar où, semi-bourrée de mojitos, je l’invite. En revanche, grand prince, il paiera le taxi.
D’autant que je me souvienne, on passe une nuit correcte (traduction >> j’étais déchirée, donc je sublime la chose).
DEUX JOURS PLUS TARD.
Il me donne rendez-vous chez lui en me disant « J’ai une super bouteille de rosé, ça serait trop dommage que je l’ouvre tout seul. » Paf, j’arrive.
Direct il me saute dessus et la chose s’enchaîne dans la chambre. Là, je réalise que j’étais vraiment trop bourrée la première fois, et que je n’aurais JAMAIS dû revenir chez ce naze.
Genre le mec, il te raconte ses super notes au BAC (parce qu’après il a fait Sciences Po, tu vois), t’explique pourquoi il vote à droite et te parle de Ségolène Royal pendant les préliminaires, genre il faut ABSOLUMENT lui pincer le téton gauche pendant l’acte (laborieux, l’acte), sinon tu comprends, il peut pas venir, et surtout, SURTOUT, si tu t’y prends pas de la manière EXACTE que monsieur a choisie pour faire un truc, il te lâche : « Vazy putain, c’est pas compliqué » - aka LE truc qui bloque (comme si j’étais déjà pas bien refroidie avant)..
Bref, le mec ne « vient » jamais. Je décide d’arrêter cette sorte de truc sordide et lui propose de retourner dans le salon, histoire de boire un verre.
Il ouvre donc son putain de rosé.. et sort sa guitare. Et me joue du Guns (j’étais fan à l’époque) en chantant les yeux fermés. Moi, je fixe le mur, je sais que le dernier métro est passé, je serre les dents.
C’est bon, t’as fini ? OK, dodo.
Là, je passe ma nuit à me retourner dos à lui (histoire de pas voir sa tête qui me répugne de plus en plus), et lui à me passer au-dessus pour se retrouver face à moi. Très marrant. Je recommande.
Au petit matin, bisou rapido de rigueur en partant, « on se revoit bientôt, pas d'souci » et pfuiiiitt, direction MAISON.
Le lendemain, sur msn, j’annonce à M. Sciences Po que nous n’avons malheureusement pas assez d’atomes crochus pour vivre ensemble, c’est con hein.
Au lieu de déclarer forfait en bon gentleman, il demande des explications, me traite en substance de fille de joie en disant que je ne recherche que des plans cul pour jeter les mecs ensuite, puis, aigri, conclut par ces mots : « En fait, tu auras juste bien profité de mon chez-moi. »
Je reste un peu sur le fondement, là. Je n’avais jamais réellement rencontré de gros con avant et je me contente d’un froid « au revoir » (mais quelle conne).
Seule consolation : j’ai dû le vexer comme un pou car il me bloque illico sur facebook. Haha !
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03.09.2010
Une pintade labellisée A.O.C...
On s'est même pas mélangés ce soir. Pourtant je lui avais préparé un bon repas et j'avais pas la maigraine (j'ai jamais la migraine...).
Il est reparti le ventre plein, et pas que le ventre...
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01.09.2010
Excuse-moi, on n'aurait pas couché ensemble ? (Témoignage de Garçon)
J’ai la trentaine. Je vis en couple monogame quasi-exclusif, au sens où je ne cherche pas l’aventure. C’est elle qui me trouve et ne dure qu'’un soir, car, la performance ou le besoin d’être aimé ne font plus parti de ma quête. Je n’ai pas toujours été aussi sage, au contraire. Avant la rencontre de mon mari, je considère, avoir été comme bon nombre de garçons : un prédateur sexuel. La vingtaine était pour moi l’âge des défis, notamment celui de toujours vouloir jouir de l’instant présent.
Combien ai-je vécu d’aventures d’une heure, d’un soir ou de quelques jours ? Je n’en ai aucune idée. Si on ajoute à cela les mecs que je me suis envoyé dans des backrooms ou dans des bordels en plein air, j’imagine avoir eu plus d’un millier d’amant durant ces dix dernières années.
Etrangement, mes aventures ont presque toutes en commun le chiffre 3. Elles ont duré 3 minutes, 3 heures, 3 jours, 3 semaines, et quelquefois 3 mois (ou plus souvent 3x3mois). Je me souviens aisément des plus longues car certaines habitudes s’étaient mises en place, mais aussi parce qu’il s’agissait de bons, voir de très bons coups… Peu de garçons entrant dans la catégorie des 3 jours font parti de mes souvenirs. Pour les garçons d’une nuit, je n’en sais rien, sauf s’il s’agissait du mec avec lequel il ne fallait pas coucher (mec d’un pote entre autre, ou d’un partenaire qui s’avérait être un sale con !). Concernant les hommes des backrooms, il est clair que je n’ai aucun souvenir d’eux, pas même de la sensation du frottement de nos corps…
Si j’en reviens à ce que j’exprimais dans le paragraphe précédent, je suis censé me remémorer mes meilleurs coups. Or, comme il y en a eu tellement, je me demande si je ne serais pas atteint d’Alzheimer sélectif !
Hier soir, alors que nous prenions un verre en terrasse de notre QG, deux serveurs d’un autre bar se sont assis à la table à coté de la nôtre le temps de leur pause. Au début, je n’ai pas prêté attention à eux, puis, en observant attentivement l’un des deux, j’ai eu des flashs. J’avais un peu bu. Je me suis longuement demandé s’il s’agissait d’un fantasme ou d’une expérience passée.
Ensuite, une autre vision. Il y a quelques semaines, ce jeune homme m’a servi plusieurs verres et m’en a offert certains en souriant comme s’il me connaissait. Je l’ai observé encore plus attentivement, me faisant griller au passage par mon mari. A cet instant précis, j’ai pris conscience que mes flashs ne relevaient pas du fantasme. Au contraire, je me suis souvenu avoir couché avec lui, des détails de son corps, de la forme de son torse, de sa pilosité, de l’odeur de sa peau ou de la taille de sa bite. Je sais qu’on a baisé vigoureusement, presque avec passion, mais impossible de me souvenir du décor ou de l’époque. Etait-ce dans ma chambre de bonne du 17ème arrondissement lorsque j’étais étudiant ? Dans un studio du 14ème que je soulouais plus tard ? Aucune idée. Simplement le souvenir d’avoir pris un pied d’enfer. Impossible non plus de me rappeler en quelles circonstances nous nous étions dragués. En fonction du lieu où nous avons fini la nuit (il est certain que ce n’était pas chez lui), et des habitudes que j’avais en fonction des différentes époques, il est probable que je l’ai soit rencontré dans les bas-fonds du dépôt ou bien au Mixer bar…
J’ai questionné le patron du bar pour savoir s’il le connaissait. La réponse était négative et ne m’éclairait pas davantage. Tant pis, je devais prendre mon courage à deux mains. Seulement, on n’approche pas quelqu’un en lui demandant « hé, salut, on n’aurait pas couché ensemble ? ». Lorsqu’il s’est levé pour partir, il s’est retrouvé face à moi. Je devais savoir. Plutôt que d’être direct, étant donné que rien ne ressemble plus à un homme qu’un autre homme dans le microcosme dans lequel nous vivons, je lui ai demandé si nous ne nous étions pas rencontrés il y a plusieurs années. Il a répondu par l’affirmative, en ajoutant « et bien plus que ça ». J’ai rougi. Je lui ai demandé s’il allait bien, mais pas plus. Il partait avec son collègue et je ne me voyais pas le harceler pour qu’il me rafraîchisse la mémoire.
Aujourd’hui, je ne me souviens ni de son prénom ni des détails de ce qu’à été notre aventure. Je me souviens que c’était bon. A l’avenir, je ne chercherai pas à en savoir davantage. Cette rencontre a été troublante.
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