30.11.2010
Etouffée pendant 4 ans.
Toutes les PG ne sont pas trompées, humiliées... non, non ! Il ya des PG qui sont respectées et aimées, vraiment TROP aimées...
A 17 ans, en première, je suis dans la classe d'un certain M. Au début je le déteste, grande gueule, insolent, bref : pas mon style !
Au bout de quelques mois on apprend à se connaitre, il me séduit petit à petit et je cède à ses avances sans trop d'enthousiasme. Lui est déjà accro.
Toujours dans la même classe en terminale il est fou amoureux de moi mais j'ai des réserves. Tous les jours en retard en cours, jamais sérieux, il compte trop sur moi, j'ai l'impression d'être sa mère. D'autant plus qu'il ne s'entend absolument pas avec son père et peu avec sa mère, "je suis la seule qui le comprenne, je suis tout pour lui..."
On a notre bac (grâce à MES fiches de révision et ma persévérance pour qu'il travaille). Problème il n'est pris en BTS que dans notre lycée, moi je suis prise en école de commerce à 100km de là. Il veut que je fasse le même BTS que lui, car "sans moi il n'y arrivera jamais, il ne peut pas être loin de moi plus de 24h".
Sur ce coup je n'ai pas cédé, je pars, il arrête le BTS au bout d'un mois. Je ne pars pas en week end d'intégration pour le voir, je ne vais pas aux soirées étudiantes car il est jaloux, je prétends que de toutes manières ça ne m'intéresse pas...
Il veut faire un BTS immobilier par alternance mais ne trouve pas d'entreprise et passe donc la moitié de l'année dans mon studio à jouer à la console et regarder des films. Le week-end je vais chez lui et vois de moins en moins mes amies qui essayent de me prévenir...
Nouvelle rentrée scolaire, il retente de trouver une entreprise mais n'y parvient pas. C'est la faute de l'école qui ne l'aide pas à trouver... Il re-passe une année à glander. Quand je n'ai pas cours, je dois bosser, et quand j'ai terminé je ne peux pas sortir avec mes potes de l'école car "ils me voient toute la journée, alors c'est bien de passer des soirées que tous les deux". Je rumine farouchement au fond de moi, mais je lui laisse une chance. Les responsabilités des cours, plus cet enfant qui me sert de copain deviennent pesantes. Malgré tout je l'aime...
Nouvelle rentrée scolaire... rebelotte ! Je commence sérieusement à bouillir, je ne vais plus chez lui le week-end car j'ai besoin d'être avec mes amies. Je lui dit tous les jours de poser des candidatures dans les supermarchés, chez Ronald, en agence d'intérim... Il ose me dire (durant une dispute pendant laquelle tout les murs de l'immeuble ainsi que les voisins ont tremblés) "mais je sais pas où elles sont les agences d'interim moi" mais encore "Dans un couple il y en a toujours un qui a un meilleur métier, ce sera toi". Je vois rouge, je réalise qu'il est tout simplement fainéant, qu'il n'a aucune ambition et compte sur moi pour l'entretenir... Je me barre faire les magasins.
Arrive la semaine d'exams avant Noel. Je lui demande de rester chez lui car je ne vais faire que réviser. Je suis sortie tous les soirs (raisonnablement pour ne pas rater les exams quand même) et c'est la révélation, je me sens terriblement légère et détendue quand il n'est pas là.
Viennent les vacances, je lui dit que je préfère ne pas le voir et me consacrer à ma famille. En fait j'attends juste que Noel passe pour le quitter, je suis à bout.
Jour J, je vais chez lui et lui balance tout. Que c'est une sangsue qui m'a pompé toute mon énergie pendant quatre ans, qu'il a beau m'aimer à en crever, c'est moi qui vais finir par décéder si je reste encore...
Tout ce qu'il trouve à me dire entre deux sanglots c'est "Mais tu pleure même pas, t'as un coeur de pierre".
J'ai passé la meilleure soirée de ma vie, entre nanas, avec champagne et slogan : j'ai 21 ans et je suis libre !
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Commentaires
Je me reconnais dans ton histoire, j'ai vécu quelque chose de similaire pendant 3 ans avec un garçon qui ne voulait pas se prendre en main et qui était terriblement jaloux (et à tendance psychopathe !). Je devrais peut être le raconter, je ne manque pas d'anecdotes foireuses..
:-)
Écrit par : S. | 01.12.2010
Répondre à ce commentaireMon mail est à ta disposition mon n'enfant :)))
Écrit par : SONIA | 01.12.2010
Roh, tu aurais pu compatir un peu à sa douleur quand même, le pauvre garçon... *moyennement convaincue elle-même*
Y'a pas grand chose de plus pénible que les conjoints paresseux qui attendent que ça leur tombe tout cuit dans le bec en tous cas. Tu as eu raison de stopper à ce moment-là (tu aurais peut-être du avant d'ailleurs).
Je garde le "mais je sais pas où elles sont les agences d'interim moi" dans les perles des losers quand même.
Écrit par : Nishi | 05.12.2010
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