21.07.2011

RSVP

Contexte : je rentrais de la piscine en métro un samedi matin, le corps fourbu et la conscience tranquille (et 200 kcal de détruits, yees).

Mue par un étrange sixième sens, je lève le nez de mon mag et mes yeux croisent ceux d'un magnifique jeune homme, stylo intello tourmenté mais propre sur lui. Tout mon genre quoi, en tout cas à l'époque.

Et cerise sur le gâteau, il tient dans la main un livre de philo méga-prise de tête.

Mon coeur de PG palpite quand il me sourit franchement et descend à la même station que moi pour me parler.

Pour faire court : après-midi à se bécoter et à refaire le monde en terrasse de café.

Je le ramène chez moi le soir même et là, c'est bizarre. Il me chauffe à mort mais ne.... euh... ne conclut pas. J'ai droit aux préliminaires les plus longs de ma vie jusqu'à 3 heures du mat'.

Il me respecte trop, analyse mon cerveau de PG.

Et puis le monsieur m'inonde de compliments entre deux caresses humides mais chastes. Puis il file comme un voleur au petit matin, en m'expliquant qu'il ne peut pas me filer son numéro de portable car c'est déconseillé chez les infirmiers en milieu psychiatrique.

C'est donc lui qui m'appellera entre deux sauvetages des âmes damnées.

En bonne gourdasse, je le crois et je l'admire.

Epilogue : il m'explique quelques jours plus tard qu'il se marie le mois prochain et qu'il a besoin de mon adresse postale pour m'envoyer un faire-part...

 

 


17.07.2011

Question de Timing...

On se tournait vaguement autour depuis des semaines, essentiellement via sms, car l'emploi du temps de mossieur est surchargé (et que j'ai une vie, aussi).

La relation platonique qui sert à rien, avec des allusions, des métaphores mais rien de concret...

Lors d'une discussion, il me fait comprendre que quand on se voit (c'est à dire à peu près jamais) c'est toujours suite à son initiative et que donc il croit pas que j'ai envie de quoi que ce soit.

Soit, j'en prends bonne note, et un jour, je me lance.

Je sais qu'il n'a pas ping-pong ce soir-là et que sa grand tante ne dîne pas chez lui. En plus il n'y a même pas plus belle la vie à la télé... Il est libre quoi. 

sms de moi : ''On va boire un verre ce soir ?''


Sa réponse : ''attends tu veux quand même pas qu'on se voit CE soir ?! Alors qu'il pleut ???''

 

 

 

 

 

 

 

Faites vos jeux !

Je viens de divorcer après plusieurs années de mariage, et les rapports avec mon ex-mari sont désormais, comment dire... un peu houleux.

Ayant un enfant en commun et pour l'équilibre de ce dernier, je subis donc quotidiennement les attaques et fourberies mesquines de mon ex-mari, à base de : 

- T'es mieux maintenant que tu as maigri

- Tu auras toujours besoin de moi

Et autres joyeusetés.

 

Dernièrement, sa soeur (donc : mon ex-belle-soeur) me téléphone pour m'informer de la chose suivante : 

"Coucou Isabelle ! On a été sélectionnés pour jouer à Une Famille en Or ! J'espère que tu viens avec nous ?".

 

Je réponds que c'est bien gentil de me le proposer, mais qu'il me semble en l'occurrence que cette famille-là n'est plus vraiment la mienne. Et que je ne me vois pas trop afficher un sourire de circonstances avec mon ex-mari à mes côtés en train de pousser le buzzer.

 

Je demande donc : "Ton frère est au courant que tu me fais cette proposition ?"

 

Réponse magnifique de mon ex-belle-soeur : "Oui bien sûr ! D'ailleurs, c'est lui qui m'a conseillée de t'appeler car il m'a dit : Oh, on devrait proposer à Isabelle. Comme il y a des trucs à gagner et qu'elle a toujours besoin d'argent... Lui il dit qu'il ne veut pas participer à cette émission de beaufs...".

 

Voici donc mon témoignage où il est clairement expliqué que je suis une sombre pauvresse.

 

 

11.07.2011

Jamais dans le boulot !

Voici la typique cruche blonde qui se tape le patron de la boite censée l'embaucher en alternance.

3 mois plus tard, l'alternance est bien démarrée mais qu'à l'école !

5 mois après, elle se rend compte qu'elle ne travaillera jamais pour lui, qu'il l'a trompé avec une fille qu'elle côtoie en cours, et qu'il lui laisse 2500€ de dettes ! 

Moralité : ne plus faire confiance à son patron ! Et encore moins lui laisser sa carte bleue, pour qu'il l'utilise avec votre rivale, le jour de votre anniversaire et même de la saint-Valentin !

Voilà ce n'est peut être pas drôle, mais très vrai...

Où l'on se dit dit que des claques se perdent.

Plusieurs semaines à se tourner autour, à s'embrasser sans faire exprès, à s'envoyer des petits textos implicites ...

Nous passons enfin à l'acte 

 

A la fin du calin, il se retourne :

"Dis ? Tu pourrais pas me donner le numéro de ta copine Charlotte ? Elle est trop bonne !!!"

......

 

Enfoncer mon tube de gloss au fond de sa gorge et le regarder s'étouffer avec m'aurait-il valu "l'homicide volontaire" ?

 

Où l'on voit la capacité des hommes pour passer à autre chose.

Quasiment un an avec B... (bébé ou batard au choix)
Tout le monde sait que nous sommes fait l'un pour l'autre, quasi aucune engueulade en un an.
 
 
Mardi : chérie, tiens cadeau !
Oh c'est gentil !!! Mais en quel honneur ?
Juste comme ça ! Pour te faire plaisir !!
(millions de paillettes en plein visage)
 
 
Mercredi : chérie ? 
Oui ?
Je t'aime plus que tout, tu es la femme de ma vie ! J'espère que tu le sais !
Oh c'est trop mignon ! Moi aussi je n'imagine pas ma vie sans toi !
(sourire béat)
 
 
Jeudi : vaz-y tu sais quoi ? Je ne t'aime plus !
Hein ?
Non je ne t'aime plus en fait...
Ah bon ... euh j'imagine qu'il y a quelqu'un d'autre dans l'histoire ?
Non je te jure, je me suis lassé ... Va-t-en !
(grosse claque )
 
 
Samedi : il galoche une meuf dans une voiture . 
 
 
Ok bon ben il a peut-être été triste Vendredi ? Allez passez-moi le gloss et une bonne quantité d'extensions, histoire d'exacerber ma féminité et lui rendre la monnaie de sa pièce !!! 
 
 
 
 
 
 

Le Policier et l'Avocate

Après des mois de sms explicites à la limite de la perversité et du je-tiens-tellement-à-toi, ainsi que des verres en dernière partie de soirée, je cède aux avances d'un homme (avec un mini h). Notre relation n'était pas très bien définie, mais pour ne pas trop m'accrocher, je me suis dis qu'il allait être un sex-friend, rien de plus.

Mais, la fille que je suis espère un peu plus. Je nie toutefois l'évidence et ne cherche JAMAIS à le rencontrer en soirée... :-)

Quelques nuits torrides plus tard, il drague ma copine blonde (de cheveux seulement hein !) juste à côté de moi. Bis repetitas avec une autre amie blonde de cheveux quelques jours plus tard (c'est quoi son problème avec les brunes ?). Je lui fais remarquer que moi je vais pas draguer ses copains. Mince quoi. Un peu de morale entre sex-friend quand même !

Dernière nuit de folie samedi d'il y a deux semaines... sauf qu'une fois la chose finie, pas d'échange de mots, pas de bonne nuit..rien. Je vous épargne les détails glauques, mais dimanche matin, je suis rentrée chez moi en me disant "Tu es débile et tu t'es faite avoir. Mais tu l'as cherché ! Bien fait".

Le jeudi suivant, Monsieur ne se sent pas bien et moi dans mon âme charitable, je vais chez lui, lui faire une potion magique chinoise (je suis à moitié de là-bas). Je dors chez lui le soir même mais il ne se passe rien, on se comporte comme des anges.

Comme j'avais oublié des bols chez lui, j'y suis retournée hier soir. Il me propose de rester manger et après on regarde un film... eumm pardon je regarde un film ! Lui était occupé à avoir une conversation avec je ne sais qui par sms. Ensuite, il va téléphoner dans la salle de bain et finalement prend une très longue douche. Il se préparait pour sortir à 23h le lundi soir... Me sentant très légèrement indésirable, je me prépare à rentrer chez moi. Monsieur est tellement charmant qu'il sort en même temps et son comportement est très clairement celui d'un type qui va chez une fille finir sa soirée...

Je le quitte et me retiens de pleurer sur le chemin du retour. Et je ne cesse de me répéter "débile, débile, débile, bien fait !".

Si seulement je pouvais ne plus jamais le voir.... Or, lui sa profession c'est d'arrêter les méchants et moi... de les défendre. Et, régulièrement, c'est lui qui m'apporte mes clients menottés...pffff...

 

 


Faites ce que je dis, mais pas ce que je fais.

Il y a un peu plus d'un an, je suis sortie avec un garçon, mais en toute discrétion (Monsieur avait une Chérie officielle, moi j'étais juste "l'autre"). (Bah ouais, PG à fond !). 

Donc, je le fréquente pendant un bon bout de temps (environ 5 mois), quand un soir alors que je fais la fête avec mes amis chéris, je lui envoie un sms pour le taquiner, en lui disant que je viens de faire un p'tit bisou sur la bouche à un de mes meilleurs amis (qui est aussi le copain de ma meilleure amie).
 
Ce sms a provoqué une de ces réactions en chaîne ! Je me suis fait traiter de salope, de traînée, de fille facile et autres joyeuseutés par le jeune homme en question. (Oui oui, celui là même qui trompait sa copine avec moi). Il m'a ensuite reproché de ne pas vouloir aller plus loin (donc coucher) avec lui, vu qu'apparemment je le faisais avec tout le monde. (Un bisou serait donc équivalent à coucher? De plus, j'étais encore innocente de ce côté là à l'époque.)
 
Il m'a larguée au bout de 6 mois de relation, dont plus d'un mois d'insultes permanentes. Vous voulez savoir pourquoi il m'a quittée ? Parce que sa copine avait tout découvert...
 
Il y a une justice ici-bas ! J'ai refusé de le revoir quand il m'a recontacté un mois après, et j'ai remis du gloss.
 
 
 
 

L'histoire de celui qui pense qu'il en a dans le slip

Il y a quelques mois, au labo de langues de ma fac, je rencontre C. Un grand blond aux yeux bleus-verts, athlétique, extrêmement sûr de lui... mon instinct de chasseuse entre en éveil.

Il joue au mec distant, détaché mais il ne repousse pas mes avances pour autant. Après 2 mois de traque, je chope l'oiseau le soir de mon anniversaire. Roulage de pelles et tripotage en bonne et due forme, ça ne va pas plus loin, et ça me va.
Je le revois une deuxième fois, on va un peu plus loin, la troisième fois, encore un peu plus loin: rencontre avec le cobra du pantalon. que dis-je le cobra... la frêle et mince couleuvre ! A ma grande surprise, l'éphèbe d'1m85 ne dispose pas d'un engin aux proportions adéquates. Je fais mine de rien, et entreprends de faire mumuse avec ce qu'on me propose. Je l'aime bien malgré tout, le C.

Plusieurs semaines passent, on se voit toujours au labo, mais il ne me relance pas. Bon. Je finis par le confronter en lui disant que s'il a pas envie qu'on se revoit dans l'intimité, il a qu'à le dire. J'ai pas 12 ans, je pense pouvoir tenir le choc. Il me dit qu'il est surchargé de travail et que ça lui semble difficile de trouver une heure dans la semaine pour qu'on se voit. Difficile de trouver du temps pour se faire sucer ? Je crois qu'on se paie ma tête... Bref, admettons. Je décide donc de lui foutre la paix, de jeter un voile pudique sur ce que je sais, et de garder des relations cordiales en société.
 
 
Alors que le printemps arrive et que les relations de travail sont fort agréables, je me prends à l'appeler "mon petit C". Et là, il ose me sortir "mon petit C ? Je ne crois pas qu'il y ait quoi que ce soit chez moi qui puisse être qualifier de petit".... Mmmm... en es-tu sûr, mec ? Parce que si j'étais toi, je la ramènerais pas trop...
 
 
J'ai bondi sur mon portable pour raconter tout de suite cette énormité (ah ah) à mes copines.

Thérapie anti-gloss.

Un jour, j'ai 20 ans, je rencontre un amoureux. Au bout d'un an, il insiste tellement que j’emménage avec lui (j'étais pas trop chaude, mais bon...). 


6 mois après, à un retour de vacances que j'avais passées de mon côté, il m'apprend qu'il a fait des photos "un peu" dénudée d'une amie commune, puis quelques jours plus tard, il me quitte au motif qu'il ne m'a jamais vraiment trouvé belle...et drague de façon éhontée cette amie. qui elle veut bien être draguée mais aime ailleurs...une allumeuse quoi. c'est plus tellement une amie...

2 mois après, il se sent trop con, bête et vide (je suis la partie "moche" soit, mais "intelligente" de notre couple), il me recontacte : il s'est trompée, je suis la femme de sa vie. il me dit que je suis belle. Je me fait un peu désirée (mise à l’épreuve diverses et variées)...mais je retombe...je crois qu'il est guéri et sincère...PG...

Alors, se dessine, pendant quelques années, une vie finalement tranquille et amoureuse. On reste 5,6,7,8 ans ensemble. on parle maison, bébé...

Un matin, je découvre un mot mal dissimulé d'une collègue à lui (je ne fouille pas, le comble en fait) : je comprends qu'il a couché avec elle et qu'elle ne veut pas que je le sache. Elle a peur de me rendre malheureuse... le pot aux roses découvert, il m'assure que ce n'est qu'un "coup", que ça ne se reproduira plus.

Mais je pars, réfléchir ailleurs, prendre un peu le vent.

Lui aussi réfléchit : jamais il ne me dira qu'il regrette. par contre, il m'explique qu'il a besoin de cet espace de liberté. qu'il ne s'est jamais trouvé beau. qu'il a besoin du désir des autres. Mais que je suis la femme de sa vie. Alors il me propose, soit de se laisser un an chacun de notre côté et de faire ce que l'on veut (bref, je l'attends, parce que moi, j'ai pas envie de papillonner) soit on reste ensemble mais je lui accorde un carré de liberté, au moins au début.

J'ai remis du gloss, j'ai dit non, et je suis allée consulter un psy. il n'a pas compris mon refus de ces mirifiques propositions.

Il y a quelques semaines, alors que j'ai rencontré un type chouette, que je suis en bonne voie de guérison, que je vois la vie presque en rose...je reçois un mail : Monsieur n'arrive pas à tourner la page. il veut me revoir, je lui manque, tout comme mes parents (!), mes amis (!!) et le chat (!!!). Ma fantaisie, ma beauté (aaah) et mon intelligence (on le saura) aussi. il construit autour du vide.

Je lui ai répondu, gentiment, que je ne pouvais rien pour lui et que je n'étais pas maçon, à combler les vides.

Et j'ai rejoins celui pour lequel le gloss est inutile.

 

 

 


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