24.01.2010
Les garçons, quand c'est malade, ça croit que ça va mourir
J'ai rencontré mon adorable ex en boite, échange de numéros, revoyure, comme la plupart du temps.
Monsieur est galant, attentionné, prévenant, presque trop beau pour y croire, et pourtant j'y crois.
Il me présente à ses parents, tout se passe au mieux, même s'il commence à critiquer mes sorties, mes fréquentations ("quoi, tu traines avec des blacks ??", "c'est une arabe elle, t'es sûre que c'est ton amie ?" et j'en passe).
Il me sait écolo, pourtant il ne se gêne pas pour laisser tourner sa Dodge vénérée 10 minutes sur place.
Je prends sur moi, il est gentil quand même.
On parle politique, me dit ouvertement son penchant pour la droite, mais bien vers là-bas, et je découvre alors qu'il a "Mein Kampf" dans sa bibliothèque. Soit. A titre informatif pensais-je. Que dalle, à titre idéologique...
Je pars en week-end seule (monsieur travaillait, et heureusement), fêter les 30 ans d'un ami chez lui.
A cette soirée je me heurte à une porte vitrée (même pas bourrée je tiens à préciser) et me retrouve à l'hôpital, la main ouverte, le genou ouvert, et le mollet facon banana split des deux côtés.
Etant partie en ambulance, je n'ai pu prendre mes affaires.
J'ai été opérée, rafistolée, platrée, mise sous morphine, j'avais des perfs de partout, je n'étais donc pas au top de ma forme.
Une fois mon chargeur de téléphone récupéré, j'ai pu contacter mon cher et tendre, lui expliquant la situation.
Au lieu de s'inquiéter pour moi, il s'inquiétait que je ne prenne pas de ses nouvelles à lui. Le pauvre s'était fait une entorse au poignet quelques jours avant mon départ.
Il y eut moultes remarques sur mon individualisme (on aurait dit un sketch, je me faisais hurler dessus dans mon lit d'hopital, perfusée et assommée par la morphine) : "oui je suis à l'hôpital, ne t'inquiète pas, j'ai eu quelques soucis j'ai du être opérée."
Lui : "tu ne penses vraiment qu'à ta gueule, 2 jours sans nouvelles, mon poignet va mieux rassure toi, rappelle moi ce soir, là faut que je me calme, l'égoisme m'insupporte".
Il n'a jamais su comment j'allais, il n'a pas demandé.
Je l'ai quitté le soir même par téléphone (on quitte un mec classe avec autant de classe non ?).
Il m'a ensuite harcelé par mail, sms et appels.
Mais là c'est bel et bien fini.
Et j'ai trouvé un vrai Prince.
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| Tags : je ne veux pas être son infirmière, allo maman bobo, courrier du coeur, je suis à l'hôpital et il s'en fout, il ne prend jamais de mes nouvelles, est-ce que mon mec se fiche de moi ?, il ne pense pas à moi, comment dois-je interpreter son silence, il veut faire une pause |
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