10.08.2010

Faire une petite croix sur le calendrier...

J'ai rencontré le jeune homme via des amis d'amis de connaissances (en gros, on était à la même soirée) et j'ai tout de suite senti qu'il avait un fort potentiel d'enfoirade : un prénom à coucher dehors (je sais pas pourquoi, je les attire, je dois pouvoir cocher tous les noms du "petit dictionnaire de prénoms à donner si vous n'aimez pas vos enfants" en mettant "ayé" à coté...), une belle gueule mais pas de copine sérieuse depuis longtemps et une tendance à chanter "voulez vous coucher avec moi ce soir" même sans musique.

Je rentre sagement chez moi le soir, il me harcèle gentiment pendant une semaine et le week end suivant "Ca te dirait qu'on se voit ?" Euh... ok. "Nan mais chuis fatigué, tu veux pas viendre dans (mon piège) ma maison ?". Bah, soyons fous, t'es célib depuis longtemps ma grande, un loup de plus ou de moins...

Donc je me retrouve à aller loiiiiin, là bas, là ou c'est même plus l'ile de france même s'il y a encore le RER. Il me sort toute la panoplie du parfait gendre : il joue de la guitaaaaaaare, il aime les chaaaaaats, Muse et les soirées romantiques. Moué. Je m'ennuie un peu (j'aime pas la guitare, j'ai déjà un chat et  m'entendre dire "tu serais mieux avec les cheveux plus longs" ça m'a refroidie. Mais je dois être un peu conne alors je reste. Pour.... rien. Il s'endort. Non sans tenter de profiter qu'il y a une fille dans son lit, mais nan, "amarche pas".

Du coup je repars vite le lendemain (juste au moment où il avait commencé à sortir la guitare, j'ai jamais aimé la guitare) et rentrée chez moi j'envoie un sms poli "bien arrivée, à plus", qui restera sans réponse. Soit. Pintade mais pas trop je coupe mon téléphone, efface son numéro et crie "connard" trois fois quand je pense à lui.

Et un an pile après, je reçois un sms "Salut, c'est nom-qui-craint, ça te dirait qu'on se prenne un verre ?". Euh... "Pourquoi ?" "Ben comme ça, pour parler"... Je ne me laisse pas tenter par la conversation et ne répond pas.

Et un an encore après, le même sms, la même proposition. Agrémentée d'un "Bah comme ça, on s'entendait bien non ?".

L'année dernière, c'était une invitation Fessebook, avec la même proposition encore...

Ce garçon aurait-il un calendrier sur lequel il garde les dates où contacter les pintades ?

Faudrait savoir non ?

En Nov 2006, je rencontre X lors d'un voyage en terre britannique, on se voit 2j avec ses potes, on garde tous contact grâce à MSN et Facebook assez régulièrement, puis quand en septembre 2009 je déménage et vis pas trop loin de chez lui on décide de se revoir après si longtemps. Repas chez lui avec un pote de l'époque d'ailleurs, moi je le vois, je fonds littéralement. Je me garde bien de lui dire, je sens bien que je tape trop haut et que ses attentes en matière de nanas sont à 1000 lieues de qui je suis.

Mais voilà-t-il pas qu'en fait il est partant, on décide donc de se voir pour un RDV. Ayant chargé la barque moi-même et testé les attentes du dit jeune homme, il me répond qu'on se voit pour se voir oui et que si ça se passe bien c'est "pour faire l'amour pardi".

Ok banco, faut pas me le dire deux fois, s'il se dit si partant, j'y vais aussi. Soirée sympa donc on rentre chez moi, on se pose devant la TV, il me saute dessus sans prévenir (frustré le gars un peu ???) et arrive ce qu'il doit arriver. S'en suit une pseudo relation sur 2 mois à peu près où l'on se voit quand on peut, comme des adultes, j'entends par là prendre ce qu'il y a à prendre, pas de prise de tête, des rencontres assumées ponctuelles, mais pas de plans on se présente aux potes ni rien.

Je tombe amoureuse pour la première fois (à 27 ans c'est pas trop tôt) mais je sens le vent tourner : je ne le vois absolument pas me présenter à ses amis propres sur eux et bien sous tous rapports, j'suis trop extravagante, extravertie et grande gueule.

Bon de toute façon j'ai le nez dans le guidon, je veux y croire, il n'est pas possible que la vie m'amène ça sur un plateau et me le reprenne. Si ? Ah bah si en fait ! Car la sentence est tombée : il a voulu arrêter notre relation. (Dans ma tête on n'était pas encore ensemble, dans la sienne, tu embrasses tu es avec quelqu'un, comme au collège, alors comme il y avait eu accouplement, je ne vous raconte pas !).

Comment cela s'est-il fini : il m'a dit que j'ai affabulé, car tomber amoureux en 2 mois est impossible (si ça s'appelle tomber, couillon, c'est bien que c'est soudain non ? J'suis pas la première je pense), que je n'étais pas digne de son amitié car si tu as couché avec quelqu'un alors il est impossible de fréquenter la personne, par la suite donc aucune de ses ex n'a de valeur à ses yeux, il me l'avait dit, j'aurais dû comprendre pourquoi (je ne comprends pas du tout cette façon de voir les choses arriérée mais bon...), ensuite comme je l'avais amené chez moi j'étais en gros une fille facile (je n'ai toujours pas compris ce que tu es sensé faire du coup, aller nulle part sans doute ?).

Et la goutte d'eau, c'est que lorsque j'ai revu un pote à moi, j'ai eu le droit à un sms me disant qu’il allait niquer mes plans culs (de quoi je me mêle, d'où ça sort ce venin craché sans fondement, ça m'a prouvé en plus qu'il matait mon Facebook pour savoir ce que je faisais, il s'est vendu, et en l'occurence, ce copain m'a écoutée me lamenter autour d'un repas, et rien d'autre, donc FAIL total !!!!). Il parle de moi comme ex, moi non, une erreur dans ma vie, tout au plus.

Donc voilà, 2010, les nanas assument leurs envies, ont une vie d'adulte, mais ça ne plait pas à tout le monde. Moi, des mois après je l'ai oublié lui, il espère qu'on se reverra, (faudrait savoir...) mais je n'ai pas fait le deuil de la force de mes sentiments ni de mes envies de partager quelque chose avec quelqu'un, et n'arrive pas à avancer, car tout le reste est bien fade. There's lots of fish in the sea : j'ai bien peur de me noyer avant de trouver mon poisson à moi :(