07.02.2010

Faire Voeu d'Abstinence et de Chasteté

Au risque de me faire lancer des pierres, ici, je le dis haut et fort : être un homme, c’est pas facile tout les jours.

Je m’explique…

Interne, je flashe sur un garçon, interne également. Nous avons 18 ans (il était beau comme un enfant), le courant passe et à force de regards brûlants, JE fais le premier pas, et nous sortons ensemble.

Forcément, dans le même internat, chacun ayant sa chambre, ça se finit en séances de pelotage intense sur un lit une place, en chuchotant car les cloisons sont en carton, ou bien dans des couloirs déserts avec la tour Eiffel étoilée en fond. Ou bien dehors, sur un banc, dans le parc. Ou…bref.

Forcément, je commence à avoir, hem *le feu aux fesses*. J’introduis la question de notre future fusion des corps avec toute la délicatesse qui me caractérise (« T’as des capotes ? »).

Et là…

En fait, il m’informe qu’il « cherche l’âme sœur ». Qu’il a besoin d’être sur. Qu’il ne veut pas faire ça à la légère. J’attends donc (Ai-je le choix ?). On se chauffe toujours autant. Mais j’attends. Et ça me paraît TRES long !

Il y a des moments un peu surréalistes : s’entendre dire « non, prends ton temps, c’est important, tu as raison » tout en hurlant intérieurement « mais baise moi, BAISE MOI !!!!!»

C’est à ce moment là dans ma vie que j’ai réalisé : être un homme, c’est pas facile tout les jours.

Si je ne suis pas devenu schizophrène, c’est que 2 mois plus tard, il a disparu. Si si : c’est possible d’éviter constamment quelqu’un qui habite dans le même bâtiment que soi et qui mange à la même cantine.

La mort dans l’âme (et les vacances arrivant), je laisse tomber.

 

Rassurez vous, il est très vite devenu un homme : 6 mois plus tard, en soirée, à deux pas de mon nouveau mec, il me proposait d’aller baiser dans les chiottes.