20.04.2010

Pourquoi je ne crois plus en la Saint-Valentin

Pour plus de clarté, le petit surnom de Monsieur l’EX : Blaireau. Nous avons gardé d’excellentes relations : nous ne nous parlons plus.

J’accompagne Blaireau dans un sombre Castorama, parce que le Blaireau est bricoleur. Il avait une folle envie de vis platinée, de joints siliconés, enfin des envies perverses quoi …

Moi, en compagne idéale (se prononce “pauvreconne”), je m’y colle (alors que nom d’une petite péripatéticienne borgne ! L’ai-je jamais obligé à m’accompagner en virée à la Fnac, rayon Bandes dessinées ? … Non, car il ne savait pas lire.

J’accompagne donc, et Mon Dieu ce que je me fais chier … (c’est bien simple j’ai vu toute ma vie défiler. Ce qui n’a fait qu’aggraver mon

ennui).
J’arrive même à regarder d’un œil intéressé le rayon des rabats à toilettes .. Ben oui ben oui, le pouvoir hypnotique des petites algues incrustées dans le plastique …

 

Le 14 février 2004 Blaireau arrive avec un gros paquet … BONHEUR BONHEUR ! (parce qu’il a toujours été infoutu de se souvenir de mon anniversaire. Il devait considérer sa présence comme un cadeau perpétuel. Il avait tort).

J’ouvre, émue, attendrie … ET LA C’EST LE DRAME. Parce que c’est un rabat a toilettes, oui un RA-BAT DE TOILETTES … Je répète pour les incrédules et les mal-comprenant : un ABATTANT DE WC

Extrait de dialogue :


Blaireau (ravi) : Elle te plait hein ?? J’ai vu que tu la regardais !
Moi (suicidaire) : … … … Oui. J’ai regardé aussi des sacs de ciment … … …
Blaireau (motivé) : tu veux que l’installe ???????? Là maintenant tout de suite ?
Moi (meurtrière) : Ah non surtout pas. Je compte bien la porter en pendentif !


Ce fut peut être le moment le plus chargé en émotion de notre relation (pourrie)… J’aurais du me méfier, Blaireau qui m’offrait un cadeau, c’était carrément un signe annonciateur de l’Apocalypse …

Et j’ai tenu 2 ans de plus… Depuis ce jour tragique, je ne crois plus en la Saint Valentin …

 

Ca va, je suis bien une pintade ou bien ??