31.01.2010

Erreur de jeunesse... Et pas une petite.

J'avais 15 ans, j'étais jeune et innocente, il n'avait qu'un an de plus que moi mais était beaucoup moins innocent...

Je l'ai connu sur un site de rencontre, on échange nos MSN, il habitait à environ 1h30 de chez moi, pas la mer à boire donc. Pourtant, on a jamais réussi à se voir.

Moi, jeune et un peu gourde je tombe amoureuse (c'était le beau brun ténébreux musicien poète maudit et tout le toutim...).

Et puis, patatras, peu avant mes 16 ans, il arrête cet embryon d'histoire avec le classique "je suis trop marginal, je t'aime j'veux pas te faire souffrir".

Allez, j'y crois et garde espoir que ça recommence. Je suis détruite, déprimée... Bref, affreux.

Puis, environ 2 mois plus tard, une super copine lui parle sur MSN, et lui demande tout de go si il m'aime encore. Il répond que oui, bien sûr. Moi toujours aussi folle (amoureuse) je retombe dans le panneau.

On ne peut se parler sur MSN que le week end, et encore, il est rarement là, souvent avec ses potes... Il élude quand je propose qu'il vienne me voir, et de son côté n'en parle jamais.

Et puis un jour, il m'annonce comme ça, qu'il va venir, qu'il a réservé son train et tout ça, il me donne l'heure et tout... Le jour J, je suis sur un petit nuage, on va le chercher avec des copines. L'heure H arrive, pas de train, ce pseudo train n'est même pas affiché dans la gare. On va voir au guichet et on apprend que dans la ville d'où il doit arriver il n'y a pas de gare, ni même de train prévue à l'heure dite, venant d'une ville voisine. Bon. Je me dis "on a du faire une erreur, il s'est p'tet trompé etc... Ben voyons. Jeune et conne, hein !

Et puis, plus de nouvelle pendant plus d'un mois. Mois que j'ai passé à me faire du mal, à pleurer sur cet enfoiré, cette pourriture. Mes notes en classe dégringolaient, je m'habillais que de noir, ne sortais plus, guettant une connexion de ce salopard.

Ce qui arrive un mois plus tard donc. Il ne daigne même pas s'expliquer au sujet du lapin monumental qu'il m'a posé, ni ne s'excuse. Il met un temps fou à répondre, pour finalement tout arrêter (encore !) « mais n'oublie jamais que je t'aime ». C'est ça. Je pleure, je tombe en dépression, ne suis plus en état d'aller en cours (arrêt maladie) fait de multiple crises d'angoisse, ne dort plus... Bref, le chaos.

Je finis par voir un psy, ça n'a beaucoup aidé, il m'a mis le nez dans mon caca, ça fait du bien. Un jour, je décide de retenter avec un ex (aujourd'hui mon meilleur ami, le saint homme, après tout ce que je lui ai fait...), ça se passe bien pendant un peu plus de deux mois, puis psy adoré me fait remarquer je parle encore pas mal de "Gros enculé" (je l'appelle encore comme ça, plus de 3 ans après, y'a des choses qui se digèrent pas...). Ô malheur, je me rend compte que je l'aime encore...

Je finis donc ma relation avec un gentil jeune homme, et décide de tout tenter pour récupérer l'autre. Faudrait déjà que je le retrouve. Je l'ai cherché, pendant plus d'un an, sans rencontrer personne, repoussant tout garçon qui se présentait, ne vivant plus, avant de lâcher prise au fur et à mesure. En fait, il a réussi à foutre en l'air plus de deux ans de ma vie.

Puis, peu avant mes 18 ans, je rencontre (sur internet encore!) un homme merveilleux... On se rencontre (lui au moins c'est déplacé, pourtant il était à 300km de moi...) tout se passe bien, on emménage ensemble. Le bonheur. Je revis, je suis à nouveau heureuse.

Et puis un jour de Décembre, devinez qui a le culot de m'envoyer un mail ?! Si, si, le gros salaud ! Qui ose me demander "si je me souviens de lui..." Nan, j'ai oublié super facilement le mec qui m'a gâché la vie pendant des années !! Pourquoi il me recontacte ? Oh, comme ça, sans raison... J'ai hurlé, balancé la souris dans l'écran, bref, crise de colère. La réponse fut... Incendiaire.

Depuis, plus de nouvelles, et je suis toujours avec le même homme, qui me comble de joie.
Comme quoi, toutes les rencontres internet ne sont pas foireuses !